Récit et coulisses de l'éclipse solaire du 12 août 2026

Un début, un passage, une fin. Et si ce rendez-vous céleste du 12 août 2026 ne faisait que nous rappeler l'essentiel ?

Dans le silence de cet alignement parfait, nous avons pu observer la Lune grignoter progressivement la lumière du Soleil. L'obscurité s'est installée un instant, modifiant la perception du paysage et baignant le ciel d'une atmosphère irréelle, avant que la clarté ne reprenne doucement ses droits. Tout commence, tout se transforme, tout passe, tout se termine... pour mieux recommencer.

Retour sur les coulisses de cette parenthèse cosmique saisie étape par étape, pour garder une trace de la beauté et de la fascinante complexité de notre monde.

Bricolage et rigueur : La fabrication du filtre solaire maison

Photographier le Soleil ne s'improvise pas et exige une protection absolue pour le capteur de l'appareil. Pour cette session, j'ai conçu sur mesure une monture adaptée à mon objectif à l'aide d'un support en carton rigide, dans lequel j'ai ajusté une feuille de filtre solaire certifiée ND100000 (densité 5.0).

Conforme aux normes de sécurité les plus strictes, cette feuille filtrante ne laisse passer que 0,001 % de la lumière solaire, neutralisant les rayonnements ultraviolets et infrarouges nocifs. Un bricolage  artisanal, mais indispensable pour immortaliser la progression du disque lunaire en toute sérénité et protéger mon matériel photo.

Le tout non validé et non homologué ni certifié mais avec un autocollant Nasa (il faut savoir se faire plaisir) .

Choix du matériel : L'instant présent avant la haute résolution

Ceux qui suivent mon travail se souviennent peut-être des clichés très détaillés de la Lune que j'avais réalisés avec un télescope Maksutov de 750 mm de focale. Suite à mon changement de boîtier, il ne m'est plus possible d'adapter cette optique astronomique sur mon équipement actuel. Les investissements en astrophoto étant eux aussi astronomique, j’ai dû faire un choix technique dans mon orientation de matériel.

Petit retour en 2019

Ici une photo de la lune prise en 2019 avec un Makustov 750mm et un canon EOS 50D monté sur une bague T2 Il s’agissait du plus gros grossissement que je pouvais alors obtenir.

Jupiter

Ou encore ici Jupiter très pixeliser.

Pour cette éclipse de 2026, j'ai donc travaillé au 240 mm. Certes, avec cette focale, le Soleil n'a pas la même prestance imposante qu'au cœur d'un télescope, mais l'objectif (sans jeu de mots !) était tout autre pour cette journée :

Ne pas me laisser enfermer derrière une logistique lourde ou des réglages complexes.

Vivre pleinement ce moment d'exception à l'œil nu (à travers les lunettes de protection) et en profiter avec mon entourage.

Conserver une empreinte visuelle fidèle et poétique et nette de cette trajectoire à travers un montage composite chronologique.

Photo de l’éclipse solaire du 12/08/2026 prise avec un objectif Sony 24–240 mm et un filtre solaire 100000 O.5 conforme à la norme ISO 12312‑2.

(1/60s), ouverture entre f/6.5 ISO 100

Ici les taches solaires sont légérements visibles.

Une trace gravée dans le temps

Les différentes phases capturées tout au long de l'événement sont linéaires. Toutefois, j’ai souhaité ajouter à l’image une forme courbe afin de révéler aussi la sensation de ce passage.

Ce composite rassemble ces instants de pénombre et de lumière sur une même image, immortalisant le passage du temps.

Je vous laisse découvrir ci-dessous les clichés de cette journée hors du commun, ainsi que les photos de mon installation.





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